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Les candidats républicains préparent l’après-Bush

février 5, 2008 · 2 commentaires

C’est par une grande ovation que le Congrès accueillait le dernier discours sur l’état de l’Union du président Bush, le 28 janvier. Mais l’ambiance était celle d’une fin de règne. La faute à une cote de popularité stagnant autour des 32 %, une gestion des crises de l’ouragan Katrina et des subprimes, jugées mauvaises par l’opinion publique. A tel point que les Américains surnomment désormais leur président Nixon, en référence à l’un des hommes politique les plus détestés des USA.

Manque de chance pour le camp républicain, cette impopularité abyssale vient les frapper en plein milieu des primaires. Face à un parti démocrate soucieux de vouloir incarner le renouveau de la politique américaine, les républicains doivent gérer au mieux l’héritage du futur ex-président. Ainsi, le bilan de ce dernier est rarement évoqué lors des discours et la référence historique la plus fréquemment citée est celle de l’ancien président Ronald Reagan.

Une administration bunker

Le sujet le plus sensible demeure l’Irak, et chacun y va de sa petite phrase pour pointer du doigt ce fiasco. Mitt Romney, le candidat mormon, déclarait le 1 décembre dernier : “Je pense que nous avons effectué un travail peu efficace dans la gestion du conflit après la chute de Saddam Hussein.”

La critique de John McCain est également virulente. L’ancien prisonnier de guerre n’a pas cessé de lancer des piques contre l’ancien secrétaire d’Etat à la défense, Donald Rumsfeld, et le président George W. Bush. Que ce soit au sujet des mensonges sur les armes de destructions massives ou encore des tortures perpétrées à Abou Graïb et Guantanamo, tout y est passé. Désirant une politique plus transparente, le vétéran propose notamment de fermer ce sulfureux centre de détention.

L’organisation même du pouvoir par l’administration Bush est mal vue et Mike Huckabee, le candidat préféré des évangélistes, enfonce le clou en parlant de « la mentalité de bunker de l’administration ». Par cette expression, il évoque l’arrogance du gouvernement et son application à la lettre de l’adage « avec nous ou contre nous ». De son côté, John McCain va plus loin en indiquant qu’il souhaite collaborer avec les démocrates sur une réforme du financement des campagnes. Un pas que l’équipe de Bush n’a jamais voulu franchir.

Un changement de forme

Peut-on s’attendre à un véritable changement si un élu républicain remporte la maison Blanche ? Rien n’est moins sûr. Après tout, les deux candidats les plus crédibles (John McCain et Mitt Romney) sont plus « faucons » que Bush. Les deux proposent d’augmenter de façon significative le budget de l’armée et les effectifs en Irak. En ce qui concerne l’économie, les candidats républicains souhaitent rendre les baisses de taxes de Bush définitives et continuent à vouloir déréglementer le système économique pour le rendre plus libéral. Quelques divergences apparaissent néanmoins. Mitt Romney propose pour sa part d’endiguer le déficit budgétaire qui a atteint le chiffre record de 410 milliards de dollars. McCain de son côté, reste flou sur sa position concernant l’avortement : il se dit contre mais ne propose pas de l’interdire.

Cette prise de distance avec Bush porte sans doute plus sur la forme que sur le fond. Comme l’explique Leela Jacinto, journaliste américaine : « Les candidats mettent de la distance entre eux et le président Bush, tout comme Al Gore avait pris ses distances avec Bill Clinton pendant l’élection de 2000, alors que ce dernier était embourbé dans le scandale Monica Lewinsky. Au final, poursuit-elle, les changements de politique vont dépendre des conseillers qui entoureront le prochain président. Qu’ils soient démocrates ou républicains, ce ne seront pas les mêmes.»

En cas d’élection d’un président républicain, la rupture ne sera sans doute pas flagrante avec l’administration Bush. Mais incontestablement, une page sera tournée.

David Rahmil

Catégories : Super Tuesday
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2 réponses jusqu'à présent ↓

  • ipjad407 // février 6, 2008 à 4:34

    McCain baigne dans l’huile

    McCain n’est pas dans son assiette

    McCain est trop craquant

    McCain se dore la pillule

    McCain a la frite

    McCain a de la friture sur sa ligne

    l’Addition de McCain est salée

    etc…

  • ipjad407 // février 6, 2008 à 4:50

    ah bah bravo okapi!

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