Carrefour 407

McCain victorieux, les démocrates incertains

février 6, 2008 · Laisser un commentaire

Le Super Tuesday du 5 février passé, le gong retentit. Le verdict de ces primaires approche. John McCain s’envole et distance Mitt Romney. Pour les démocrates, rien n’est joué : le match entre Hillary Clinton et Barack Obama continue. « Je suis le favori du parti républicain », argue McCain lors d’un meeting improvisé à la suite du Super Tuesday où il sort grand vainqueur. Une aubaine pour le républicain car avec 560 délégués sur les 1191 requis pour l’emporter (selon l’institut real clear public), il reste seul dans les starting blocks.

Tout en sourire, Romney quant à lui persiffle que « rien n’est joué ». Un fossé se creuse entre le challenger et l’outsider.

Du côté des démocrates, les données ne sont pas les mêmes. Malgré la victoire dans les deux puissant Etats que sont New York et la Californie, pour Hillary Clinton la course vers l’investiture reste encore longue. Sur les 2025 délégués nécessaire pour assurer sa place à l’élection présidentielle, elle comptabilise désormais 829 délégués. Devant une foule en délire, elle scande : « Nous allons reconquérir l’Amérique. »

A l’annonce des résultats, Obama déclare : « Notre temps est venu. » Avec les faveurs de treize Etats, notamment ceux du sud, il reste un concurrent de taille pour coiffer Clinton au poteau. Les paris sont ouverts.

Maud Kablan

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Un Tuesday pas si super

février 6, 2008 · 2 commentaires

Si l’on devait retenir une chose de ce Super Tuesday, c’est qu’il fut marqué par une participation élevée. Mais du côté des prévisions, aucune surprise : elles se sont révélées plutôt justes, avec une nette avancée de John McCain du côté républicain, et un certain équilibre entre les deux démocrates, Hillary Clinton et Barack Obama.

Malgré une résistance marquée de la part des candidats Mitt Romney et Mike Huckabee, les républicains ont plébiscité l’ancien combattant John McCain. Vainqueur dans neuf des vingt et un Etats qui s’exprimaient ce mardi, il conforte son avance et se déclare comme « le favori du parti républicain ». Une déclaration osée, du fait de ses positions progressistes à l’encontre de celles de l’électorat républicain traditionnel.

Du côté démocrate, Hillary Clinton a pris une légère avance par rapport à Obama. Elle a remporté cette nuit la Californie et New York, deux Etats clés des Etats-Unis. Mais ça ne lui a pas suffit à s’imposer, car en remportant huit Etats, elle reste loin d’Obama qui en comptait treize à son actif ce matin. Un score qui équilibre pourtant les choses, les Etats remportés par le candidat afro-américain pesant moins lourd que certains Etats remportés par l’ex-première dame. A ce jour, une centaine de délégués en faveur d’Hillary Clinton la séparent de son plus farouche adversaire, et c’est sans surprise que la lutte pour l’investiture démocrate va se poursuivre jusqu’à cet été.

Valentin Bayle

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Super Tuesday : résultats serrés chez les démocrates

février 6, 2008 · Laisser un commentaire

Hier soir, la confrontation entre Hillary Clinton et Barack Obama a abouti à un score serré, laissant indécise la bataille de l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre. Soutenu par certains indépendants et républicains modérés, John McCain revendique le titre de favori du camp républicain.

Selon les estimations, Hillary Clinton, qui a remporté l’Etat de New York et la Californie, dispose aujourd’hui de plus d’un tiers des 2025 délégués nécessaires pour être candidat. Mais son rival, Barack Obama, vainqueur dans treize Etats, l’empêche de revendiquer une victoire sans appel.

Coté républicain, John McCain a pris une sérieuse option sur l’investiture en remportant neuf Etats dont New York et la Californie. Mitt Romney et Mike Huckabee restent dans la course avec 189 délégués pour Romney et 143 pour Huckabee, sur les 1191 nécessaires. Hillary Clinton, créditée de 717 délégués (selon le site internet Realclearpolitics), pourrait devenir à 60 ans la première femme candidate à la présidence des Etats-Unis et Obama, 46 ans, le premier candidat noir.

En cas de victoire, John McCain deviendrait à 72 ans le plus vieux président à sa prise de fonction et Mitt Romney le premier président mormon.

Lydia Berroyer

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Primaires américaines : rien n’est joué

février 6, 2008 · Un commentaire

Le Super Tuesday aux Etats-Unis a donné lieu mardi à une farouche empoignade dans les camps démocrates et républicains. Hillary Clinton et John McCain, vainqueurs dans des Etats clés, semblent avoir pris un court avantage.

Côté Démocrate, le duel a bien eu lieu entre Barack Obama, Sénateur de l’Illinois, et Hillary Clinton, Sénatrice de New York. Si les deux candidats s’estiment vainqueur, on peut accorder un avantage à la compagne de l’ex Président Clinton.

Victorieuse dans les Etats de New York et de Californie, capitaux car forts pourvus en délégués, Hillary possède désormais plus d’un tiers des représentants nécessaires.

Pour être désigné candidat Démocrate à la Présidentielle de novembre prochain, 2025 représentants doivent tomber dans l’escarcelle d’Obama ou Clinton. Pas abattu, Obama mène au décompte des Etats et entend bien refaire son retard le 4 mars, lors des primaires cruciales dans l’Ohio et le Texas.

Chez les Républicains, John McCain, en difficulté il y a encore quelques semaines, a frappé un grand coup. Avec 560 délégués en poche et la victoire en Californie et à New York, le vétéran du Viêt-Nam a franchi la moitié des marches le séparant du duel final face aux Démocrates.

Si Mitt Romney reste le grand perdant du Super Tuesday (226 délégués), le troisième ticket Mike Huckabee, a surpris. Raflant 154 représentants, le pasteur se place en outsider incontestable, les prochaines primaires ayant lieu dans la “Bible Belt” américaine. Cette dernière ligne droite dans des Etats très croyants, pourrait une nouvelle fois changer la donne.

Benjamin Cadiou

 

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Un Super Tuesday sans surprise

février 6, 2008 · Un commentaire

Hillary Clinton et Barack Obama sont au coude à coude. Seuls 79 sur 2025 délégués séparent les deux candidats démocrates à l’investiture présidentielle américaine. Hillary prend donc une légère avance sur son rival. L’Etat de Californie remporté sans grosse surprise lui permet de souffler un peu : “Ce soir nous entendons la voix du peuple américain”, clame-t-elle.
Dans l’autre camp, seul John McCain se détache du peloton. A lui seul, il remporte plus de la moitié des délégués nécessaires à la victoire. Il en totalise 613 tandis que Romney et Huckabee n’atteignent respectivement que 269 et 190 délégués ( selon une source américaine).
Orchestrées dans plus de vingt Etats le mardi 5 février, les primaires américaines maintiennent toute la population en haleine. Rien n’est joué.
Cependant, une chose est sûre : cette campagne reste la plus chère de l’histoire américaine. La course à la Maison blanche est un sport de riche. D’ici le 4 novembre, près d’un milliard de dollars (selon l’institut Real Clear Politics) auront été engloutis.

Astrid de Montbeillard

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Super Tuesday : duel serré entre Obama et Clinton

février 6, 2008 · Laisser un commentaire

On savait que le scrutin des primaires américaines du mardi 5 février serait serré dans le camp démocrate. Le résultat donné après le vote du Super Tuesday est bien conforme à cette prévision. Dans les faits et selon les chiffres de l’AFP, Hillary Clinton remporte le scrutin avec 829 délégués glanés principalement dans les grands états comme la Californie ou New York.

Barack Obama n’est pas loin en totalisant 750 délégués, soit une centaine de moins que sa concurrente. Il remporte la victoire en nombre d’Etats (13 contre huit) mais ces derniers lui rapportent un nombre moins important de délégués. Le sénateur de l’Illinois fait sa meilleure performance dans son état avec 153 délégués. Pour l’emporter, un candidat démocrate doit rassembler 2.025 des 4.049 délégués.

Du côté des républicains, John McCain s’en tire avec brio en totalisant 560 délégués répartis sur neuf Etats, dont la Californie et New York. Le vétéran du Vietnam peut donc compter sur la moitié des 1.191 délégués nécessaires à son investiture. Il laisse loin derrière lui ses deux concurrents, Mitt Romney et Mike Huckabee, qui se partagent respectivement la deuxieme et la troisième place.

Ce Super Tuesday aura réuni, selon CNN, une participation massive des votants.

David Rahmil

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Le Super Tuesday n’a pas été décisif

février 6, 2008 · Laisser un commentaire

Aux Etats-Unis, le verdict du Super Tuesday est tombé cette nuit, heure française. Les Etat de New York et de Californie, parmi les plus disputés en raison de leur nombre élevé de délégués, sont acquis à la démocrate Hillary Clinton. Elle dispose désormais d’une avance d’une centaine de délégués par rapport à Barack Obama.

Mais, à la surprise générale, ce dernier a conquis la majorité des Etats en jeu, dont certains à forte communauté hispanique, traditionnellement acquis à Hillary Clinton, comme le Colorado. Les deux concurrents restent donc au coude à coude.

Côté républicain, John McCain prend de l’avance en remportant neuf Etats dont New York et la Californie. Mais Mitt Romney et Mike Huckabee, deux représentants de la droite conservatrice, se sont particulièrement bien défendus dans les Etats de l’ouest et du sud profond, en gagnant à leur cause douze Etats.

« Ce qu’il faut retenir de la soirée, c’est qu’il n’y a pas de gagnant clair », résume Eric Davis, politologue au Middleburry College dans le Vermont. Démocrates et républicains vont donc devoir poursuivre leur campagne électorale pendant encore quelques mois, faisant grimper les sommes investies dans la campagne la plus chère de l’histoire américaine.

Anne-Laure Reboul

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Les candidats républicains préparent l’après-Bush

février 5, 2008 · 2 commentaires

C’est par une grande ovation que le Congrès accueillait le dernier discours sur l’état de l’Union du président Bush, le 28 janvier. Mais l’ambiance était celle d’une fin de règne. La faute à une cote de popularité stagnant autour des 32 %, une gestion des crises de l’ouragan Katrina et des subprimes, jugées mauvaises par l’opinion publique. A tel point que les Américains surnomment désormais leur président Nixon, en référence à l’un des hommes politique les plus détestés des USA.

Manque de chance pour le camp républicain, cette impopularité abyssale vient les frapper en plein milieu des primaires. Face à un parti démocrate soucieux de vouloir incarner le renouveau de la politique américaine, les républicains doivent gérer au mieux l’héritage du futur ex-président. Ainsi, le bilan de ce dernier est rarement évoqué lors des discours et la référence historique la plus fréquemment citée est celle de l’ancien président Ronald Reagan.

Une administration bunker

Le sujet le plus sensible demeure l’Irak, et chacun y va de sa petite phrase pour pointer du doigt ce fiasco. Mitt Romney, le candidat mormon, déclarait le 1 décembre dernier : “Je pense que nous avons effectué un travail peu efficace dans la gestion du conflit après la chute de Saddam Hussein.”

La critique de John McCain est également virulente. L’ancien prisonnier de guerre n’a pas cessé de lancer des piques contre l’ancien secrétaire d’Etat à la défense, Donald Rumsfeld, et le président George W. Bush. Que ce soit au sujet des mensonges sur les armes de destructions massives ou encore des tortures perpétrées à Abou Graïb et Guantanamo, tout y est passé. Désirant une politique plus transparente, le vétéran propose notamment de fermer ce sulfureux centre de détention.

L’organisation même du pouvoir par l’administration Bush est mal vue et Mike Huckabee, le candidat préféré des évangélistes, enfonce le clou en parlant de « la mentalité de bunker de l’administration ». Par cette expression, il évoque l’arrogance du gouvernement et son application à la lettre de l’adage « avec nous ou contre nous ». De son côté, John McCain va plus loin en indiquant qu’il souhaite collaborer avec les démocrates sur une réforme du financement des campagnes. Un pas que l’équipe de Bush n’a jamais voulu franchir.

Un changement de forme

Peut-on s’attendre à un véritable changement si un élu républicain remporte la maison Blanche ? Rien n’est moins sûr. Après tout, les deux candidats les plus crédibles (John McCain et Mitt Romney) sont plus « faucons » que Bush. Les deux proposent d’augmenter de façon significative le budget de l’armée et les effectifs en Irak. En ce qui concerne l’économie, les candidats républicains souhaitent rendre les baisses de taxes de Bush définitives et continuent à vouloir déréglementer le système économique pour le rendre plus libéral. Quelques divergences apparaissent néanmoins. Mitt Romney propose pour sa part d’endiguer le déficit budgétaire qui a atteint le chiffre record de 410 milliards de dollars. McCain de son côté, reste flou sur sa position concernant l’avortement : il se dit contre mais ne propose pas de l’interdire.

Cette prise de distance avec Bush porte sans doute plus sur la forme que sur le fond. Comme l’explique Leela Jacinto, journaliste américaine : « Les candidats mettent de la distance entre eux et le président Bush, tout comme Al Gore avait pris ses distances avec Bill Clinton pendant l’élection de 2000, alors que ce dernier était embourbé dans le scandale Monica Lewinsky. Au final, poursuit-elle, les changements de politique vont dépendre des conseillers qui entoureront le prochain président. Qu’ils soient démocrates ou républicains, ce ne seront pas les mêmes.»

En cas d’élection d’un président républicain, la rupture ne sera sans doute pas flagrante avec l’administration Bush. Mais incontestablement, une page sera tournée.

David Rahmil

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Obama en retard dans le coeur des latinos

février 5, 2008 · Laisser un commentaire

Supershow à l’américaine pour ce Super Tuesday où les Hispaniques s’invitent. Les regards se tournent vers la Californie. L’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, compte 30 % de latinos. Le vote de la communauté latino-américaine va peser lourd dans le camp démocrate.


Duel explosif. Le 5 février, jour des primaires américaines pour plus de vingt Etats, le vote latino-américain va peser lourd dans la balance. L’étau se ressert dans la course à la présidentielle. Qui de Barack Obama ou de Hillary Clinton saura le mieux séduire la communauté hispanique ?
Barack Obama éprouve malgré lui des difficultés. La communauté latino l’accuse d’être plus proche de la communauté noire. Or, Obama n’a rien à voir avec les leaders traditionnels afro-américains comme Jesse Jackson et Al Sharton. Son discours de campagne ne repose pas sur un militantisme pro noir. Mais les relations tendues entre les deux communautés n’arrangent rien.
Leela Jacinto, journaliste américaine à France 24 explique : « Le poids hispanique est forcément moindre car bon nombre d’entre eux sont des immigrés illégaux. Faute de papiers, ils n’ont pas le droit de vote ».
Pour les séduire, Obama leur vend les mérites d’une de ses propositions. L’obtention du permis de conduire pour les immigrés illégaux. L’équivalent français serait une carte d’identité sans l’acquisition de nationalité. L’année dernière, une campagne à l’instigation de plusieurs médias hispanophones les avait pourtant incité à sa faire naturaliser et à s’inscrire sur les listes électorales.Gagner les votes hispaniques

Certains latinos s’identifient à Obama, car comme lui, ils sont issus d’une minorité ethnique. «Je suis plus inspirée et plus motivée par Obama », affirme Criste, une jeune latino de 25 ans issue de l’est de Los Angeles (où les hispaniques représentent plus des deux tiers de la population). Pour Armando, Obama est comme Kennedy. Il apporte un nouveau souffle : « Je pense que le moment est venu dans ce pays de remettre le gouvernement au service des gens et non plus au service des lobbies et des intérêts particuliers (…) on en a marre de la dynastie Bush ou Clinton, le moment est venu, nous croyons au changement. » Cette tendance ne se vérifie pas toujours. Hillary Clinton l’emporte dans le New Hampshire avec le soutien des votes des femmes hispaniques.

Essentiellement d’origine mexicaine, les latinos de Californie sont traditionellement plus démocrates que ceux de Floride ou de New-York dont la majorité est d’origine cubaine. Mais leur vote n’est pas pour autant monolithique. La communauté latino est aussi connue pour ses tendances conservatrices : opposée à l’avortement, au mariage homosexuel… Une bonne partie de cette communauté avait d’ailleurs apporté son soutien à Georges Bush lors des élections de 2000 et 2004.

Faux départ pour Obama

Pour gagner le coeur des latinos, il faut connaître leur communauté et s’adresser aux médias en espagnol. Or Obama n’a rien fait de tout cela. Bénéficiant de la renommée de son mari dans la communauté latino, Hillary Clinton arrive quant à elle, en tête dans les intentions de vote. Elle y a travaillé sa politique de campagne.

« Barack Obama n’est pas du tout connu en Californie (…) il s’y est pris trop tard » constate Fernando Guerra , professeur de sciences politiques et directeur du centre d’étude de Los Angeles à l’université Loyola Marymount. Faux départ pour Obama dans la communauté latino. La tortue ratrappera -t-elle le lièvre ? Les premières estimations tomberont ce soir.

Astrid de Montbeillard

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Quand Dieu guide les primaires

février 5, 2008 · Laisser un commentaire

De Reagan à Bush, ils ont tous bénéficié des bonnes grâces de ces électeurs de l’ombre. Le Super Tuesday arrivant, il est temps pour les conservateurs évangélistes d’aiguiser une stratégie et de montrer leur force de vote. Car si pour les anciennes élections présidentielles un leader favorable se dégageait, aujourd’hui, l’herbe semble moins verte. Leur nouveau crédo: l’indécision.


Les évangélistes représentent entre 30 et 40% de la population américaine. Cette influente communauté chapeaute les hautes sphères de la politique américaine. Les républicains le savent : sans leur soutien financier et leurs voix, les élections restent dangereuses pour le parti. L’ancien pasteur baptiste, Mike Huckabee, gouverneur de l’Arkansas, reste le chouchou de cet électorat. Fervent croyant et épousant leurs idées, il est le seul véritable allié de cette masse silencieuse. Son handicap : il peine à décoller dans les sondages !

Les évangélistes votent pour l’éligibilité d’un d’entre eux. Leur choix pourrait donc se tourner vers des candidats à la verve et à la personnalité plus abrupte qu’un Huckabee, peu charismatique et au passé politique ébranlé par quelques affaires.

Romney, le mormon !

Le ticket gagnant lors de ces primaires pourrait-être Mitt Romney. En effet, il a le soutien de l’activiste conservateur Paul Weyrich et du président de l’Université Evangélique Bob Jones de Greenville (Caroline du Sud). Deux poids lourds du parti évangéliste. Seul problème : son appartenance religieuse. Et pour cause, Romney est mormon, une branche du protestantisme, mais pas vraiment populaire chez les évangélistes. Il adopte pourtant les mêmes positions que la droite chrétienne traditionnelle : opposition à l’avortement, au mariage homosexuel, favorable à la guerre en Irak et au contrôle de l’immigration. « Il est du reste malléable et moins ancré sur des principes fondamentaux, contrairement à McCain. Il pourrait donc remporter des voix lors du Super Tuesday, au détriment d’un Huckabee en fin de course » déclare Leela Jacento, journaliste américaine pour France 24.

Le vétéran prêt à tout

Pour l’instant favori, l’ancien militaire John McCain compte notamment sur la sympathie de l’armée et de ses vétérans pour toucher les puritains frileux. Qu’il est loin le temps où McCain traitait les leaders de la droite chrétienne « d’agents d’intolérance » en 2000. Aujourd’hui, les courbettes sont de mise ! Le vétéran courtise la droite évangéliste en insistant sur la guerre en Irak, le contrôle de l’immigration même s’il reste plus souple que Romney au sujet de l’avortement. Des bons points et images qui lui rapporteront sûrement des voix lors des primaires. En fins stratèges et habiles orateurs, les évangélistes pourraient se laisser convaincre par ce personnage énigmatique et haut en couleur. Notons le ralliement de Sam Brownback, leader des conservateurs chrétiens au Sénat à John McCain. Une marge de manœuvre supplémentaire.

Les gardiens du château espèrent encore un revirement de situation. Les jeux pratiquement faits, ils risquent de perdre leur suprématie. L’ère Bush arrive à son terme et aucun des candidats encore en lice ne représente pour eux un leader potentiel ni le défenseur de la droite chrétienne. Le jugement dernier approche…

Maud Kablan

 

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